Histoires et légendes urbaines françaises (Episode 1)

Au fil des siècles, de nombreuses histoires ou récits légendaires de nos régions. Ces mythes ont forgé la réputation de certains lieux et leur confèrent des attributs dépassant parfois le rationnel. De nombreuses générations ont été marquées et aujourd’hui encore le mystère persiste.Chaque mois Sort’Anou vous plonge dans cinq de ces légendes et vous fera découvrir des lieux qui vous feront peut être frissonner. Embarquez pour la France des mystères et légendes!

Ker Ys la ville engloutie

Ker Ys ou Ys est une grande légende de Bretagne. La légende raconte que cette ville mythique aurait été engloutie par l’océan. 

L’histoire raconte que Gradlon, alors roi de Cournaille fut bâtir en l’honneur de sa fille Dahut,  la cité d’Ys. Cette cité unique en son genre, construite plus bas que le niveau de la mer était protégée par une immense digue. Une écluse, dont seul Gradlon pouvait décider de son ouverture et fermeture permettait aux habitants d’aller pêcher. 

Dahut, alors très jeune rêvait de richesse, de liberté et joie de vivre pour sa cité. Afin d’accomplir son rêve et asseoir sa domination sur toutes les cités de Bretagne, elle donna à sa ville, un dragon qui aura la charge de s’emparer de tous les navires marchands. 

Dahut fit venir au palais un nouvel amant chaque soir en  l’obligeant à porter un masque de soie. Une fois le jour levé, ce masque se transformait en griffes de métal et tuait immédiatement les amants. Les corps étaient alors jetés dans l’océan. 

Dieu, bien décidé à châtier la ville, envoya le diable, alors déguisé en prince, exécuter cette mission. Le coup de foudre fut instantané. Par amour, Dahut déroba les clés de l’écluse à son père pour les remettre à l’étranger. Une fois les clés en sa possession, le prince ouvra l’écluse et laissa l’océan submerger la cité. 

Il paraîtrait qu’aujourd’hui encore, à marais basse, des pêcheurs entendent sonner des bruits de cloches sous la mer. Certaines personnes racontent également, que l’île Tristan serait une partie émergée de la cité de Ker Ys . 

Des promenades et visites guidées sont organisées sur l’ïle Tristan. Vous y rencontrerez une nature préservée, un jardin caché et des fortifications impressionnante.  En plus de ses magnifiques paysages, l’île vous offrira un panorama exceptionnel sur toute La baie de Douarnenez. 

Réservez maintenant votre aventure bretonne. 

Les meneurs de loups

Cette légende n’est pas présente dans une mais dans plusieurs régions françaises. Les meneurs de loups sont évoqués en Bretagne, en Auvergne, dans le Languedoc et dans bien d’autres régions.

L’histoire raconte que des sorciers (parfois décrits comme d’anciens loups-garous), parlent le langage des loups et profitent de ce don pour les charmer. Les meneurs de loups détiendraient leur pouvoir incroyable et singulier d’un pacte passé avec le diable.

Lorsqu’ils viennent frapper à la porte d’une maison, accompagnés de leurs bêtes, il faut leur donner l’hospitalité sans hésiter, sinon ils se vengeront en les lançant contre le bétail du propriétaire. Ils ne réclament de la nourriture que pour leurs loups, avec qui ils mangent dans la même gamelle. 

Des récits racontent qu’il est possible de croiser un meneur de loups dans les Gorges du Tarn. Si vous êtes amateur de frissons tenter l’aventure. Attention cependant, si vous le croisez, ne lui refusez surtout pas l’hospitalité. Nul ne sait ce qui pourrait vous arriver. Cette aventure serait un excellent prétexte pour tester la multitudes d’activités dans les Gorges du Tarn

Le trésor des Cathares

Situé dans l’Ariège, le Château de Montségur est un lieu riche en histoire et ses environs cacheraient selon certains, un mystérieux trésor. Retour sur l’histoire tragique des Cathares de Montségur et d’ une légende qui divise encore bon nombre de spécialistes. 

Au cours du XXe siècle, une nouvelle branche du christianisme émerge en Europe, Le Catharisme. Les Cathares souhaitent se soustraire de l’église catholique qu’ils considèrent comme trop éloigné de la vie du Christ. Un affront pour l’église catholique qui décide de les éliminer. A l’aube du XIIIe siècle, la traque des cathares contraint ces derniers à quitter les grandes villes du sud ouest pour s’installer dans les montagnes avoisinantes. En 1206 les cathares construisent sur le point culminant du village de Montségur la forteresse de Montségur. Ce lieu ne fut pas choisi par hasard. En effet, situé à 1207m d’altitude, il s’agit d’un point stratégique, facile à défendre et sa prise par les ennemis serait  extrêmement ardue. 

En 1243, Louis IX alors roi de France, est sollicité par l’Eglise pour envoyer une armée à Montségur. L’objectif étant d’éliminer toutes pensées déviantes à l’Eglise catholique, les cathares devront renier leur religion sous peine d’être exécutes. Au mois de Mai de  cette même année, une armée arrive au pied de la montagne. Il a cependant fallut attendre Mars 1244 pour que cette attaque aboutisse et que les Cathares décident de se rendre. L’armée du roi propose aux Cathares de renier leur religion pour avoir la vie sauve. Dans le cas contraire, une période de trêve de 15 jours leur serait accordée avant leur exécution. Aucun d’entre eux ne reniera sa foi et les 250 cathares seront alors contraint de se jeter eux mêmes au feu.
Suite à cette funeste fin, le village fortifié sera alors détruit et un château édifié en lieu et place.
Lors des 15 jours de trêve, 4 cathares s’enfuirent avec ce qui serait le trésor des cathares. Ce trésor contiendrait tout l’or et l’argent du village. Des traces de ces personnages ont été retrouvés en Italie et certains pensent que le trésor fut dépensé ou réinvesti en Lombardie où vivaient des communautés cathares. D’autres pensent que le trésor est enterré quelque part, non loin du château de Montségur.

Aujourd’hui encore de nombreux curieux explorent les lieux à la recherche du fameux trésor des cathares.

Si vous êtes comme nous, amateurs de mystères et surtout d’histoire, Le Dahu ariégeois,  guide passionné, vous propose une randonnée découverte de La fuite du trésor des Cathares. Durant cette randonnée vous profiterez des explications d’un expert du catharisme, vous découvrirez l’histoire de ces lieux avec un conte musical et d’une vue panoramique et imprenable sur le pog de Montségur.

Le musée du catharisme vous propose également de vous plonger dans l’histoire des Cathares et de découvrir leurs croyances et rituels. 

Grand Mèr Kal

Pour certains son nom est synonyme d’effroi et de terreur. Pour d’autres, sa simple présence serait signe de mauvais présage, voire de mort prochaine. Gran Mèr Kal est une figure emblématique du folklore réunionnais mais son origine est objet de nombreux débats. La seule certitude qu’on ait sur cette femme énigmatique, c’est que son origine remonte au temps de l’esclavage à La Réunion. 

Maîtresse esclavagiste pour certains, belle esclave nommée Kalla pour d’autres, Gran Mèr Kal aurait connu une mort effroyable sur fond de sorcellerie. Pour se venger de cette mort violente, le fantôme hanterait l’île une fois la nuit tombée. Ce fantôme aurait selon nombre de réunionnais la particularité de se transformer en un lugubre oiseau noir. Son cri, un sinistre “Tououout” annoncerait un très mauvais présage à celui qui l’entend. D’autres réunionnais témoignent avoir formellement vu une femme tout de noir vêtue errer dans les sentiers de La Réunion. 

La transformation n’est pas le seul attrait effrayant de l’esprit de Gran Mèr Kal. Il paraîtrait qu’une fois 18h passées, Gran Mèr Kal enlèverait les enfants pour les jeter au fond des nombreuses ravines de l’île. Ravines qui auraient vu se noyer son petit fils. 

Si vous vous promenez à La Réunion à la tombée de la nuit et que vous entendez “Tououout” ou que vous apercevez une dame en noir, inutile de vous enfuir, votre sort est déjà scellé. 

Madame Desbassyns figure emblématique de l’esclavage à La Réunion serait la maitresse associé au mythe de Gran Mèr Kal. Son ancien demeure est aujourd’hui un musée (Le musée de Villèle) retraçant l’histoire de l’esclavage de La Réunion. Visiter ce musée c’est aussi se plonger dans la vie de Madame Desbassyns et le cadre de vie de la fin du XVIIIe et XIXe siècles. 

La cité du volcan consacre quant à elle une partie de son exposition sur Gran Mèr Kal. De quoi en apprendre d’avantage sur cette figure de l’imaginaire réunionnais et découvrir l’origine géologique de La Réunion à travers ces volcans. 

Et vous, quelles sont les légendes de votre région? Dites le nous dans l’espace commentaires ou envoyez nous un message ici . Vous pouvez également devenir organisateur et faites les découvrir lors d’une sortie dédiée. 😁

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